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Nathalie EHMIG
 
     
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Suite du récit du voyage de Nathalie EHMIG (3)

 

" Nous revoilou en Espagne "

Mail du 8 mars 2008

Nous sommes au bord du Tage et c est vraiment tres beau. nous suivons la via de la plata, facile et tres belle pour l instant. Rien a deplorer, rumba va tres bien, iowa est une machine a marcher, d une regularite incroyable, joli coeur est un touriste, regarde tout, lambine, goute tout, il a eu une petite gonfle, qui a disparu, j avoue ne pas tout comprendre aux petits problemes de dos du mulet, mais je reponds du mieux que je peux a ce qui apparait, pour l instant,ca marche, rien ne s aggrave, il a du poil rape sur le dos et au passage de l avaloire, c est tout. L autre matin, ils avaient tous les deux disparu... je les ai retrouve 200 metres plus loin dans de la bonne herbe. dans la soiree du meme jour, la rumbalotte a dejante, un gentil monsieur m a donne un coup de main pour remettre tout en etat de marche. Voila pour les petites mesaventures, vous voyez, tout cela n est pas bien grave. j ai eu la visite de policiers, tres courtois, s excusant presque de me demander mes papiers. J ai un peu le mal du pays de temps en temps. L isolement est assez important, surtout que je ne parle pas vraiment espagnol. En anglais, c est mieux, mais je ne peux parler que des choses courantes avec les gens. Lire vos mails est donc tjrs un reel plaisir. Je ne sais pas vraiment jusqu ou nous allons suivre cette piste, je me laisse porter par le hasard des rencontres et par mes envies. Je me regale tous les jours des paysages, des fleurs, et les chevaux ne manquent de rien, herbe et eau abondent dans cette region. je vous embrasse tous tres fort.

Nathalie

N EHMIG

 

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Le bonheur, tout simplement

Mail du 18 décembre 2007

 

Bonjour !
Nous sommes en route pour Sendim de Miranda ou nous devrions arriver jeudi juste a temps pour assister a une fête de l association des ânes ancêtres du baudet du Poitou.
J ai eu le pdt de l assoc au téléphone qui, comme presque tous les portugais rencontres, a été tout de suite gentil et accueillant, proposant une maison pour les normands et moi et une pension pour mes loustics. Les gens sont incroyablement gentils ici et mes loustics sont tous les soirs dans des granges, a l abri du froid sibérien, avec du foin sous le nez, et souvent du grain. Moi, je suis invitée partout pour le repas, souvent a plusieurs endroits en même temps ...
Il fait donc un froid de canard, on flirte avec les moins dix toutes les nuits. Ce soir, exceptionnellement, il s est mis a pleuvoir, ce qui promet une jolie patinoire pour demain matin. Mon petit mulet préfère va bien, n’a mal nulle part, et ses problèmes de pied ont disparu. Iowa continue son chemin avec son air nonchalant, et se jette consciencieusement sur tout ce qui se mange, parfois un peu surprise par le goût, elle fait une jolie grimace et crachote le machin pas bon qu elle vient de découvrir. Elle a ainsi essaye les olives, les coings, les oranges, les goyaves, et tout un tas d herbes étranges plus ou moins poilues qu on trouve ici a foison.
Rumba continue son voyage avec bonheur, moitie a pieds, moitie dans sa rumbalotte, et se sent investie d un devoir de protection extrêmement important.
Parfois, nous rencontrons dans la montagne des petites bandes de 5 ou 6 chiens, de toutes tailles, qui viennent nous grogner dessus, asticoter les chevaux, et me montrer leurs jolis crocs. En général, leur troupeau de brebis n est pas loin, mais aucun berger n accompagne tout ce petit monde. Alors Rumba se transforme illico en monstre rugissant et se jette dents en avant sur les assaillants qui déguerpissent a tous les coups. Et Rumba redevient le gentil chien farceur et joueur qui me lance des oeillades complices en passant.
Moi, je suis émerveillée par les fruits, et je me goinfre de clémentines, de marmelade de coing au fromage frais, et de morue, accommodée de toutes les façons possibles.
Je suis aussi ravie de rencontrer plusieurs fois par jour des mules, et des vraies, des qui travaillent, tirant des charrettes dans les vignes, ou transportant des personnes dans les chemins. Joli Coeur ne semble pas du tout ému de voir tant de congénères.
Nous sommes heureux, tout simplement.
Je vous souhaite un peu en avance une bonne année 2008 et je vous embrasse très fort.

Nathalie


PS : Bonne anniversaire Christine !!!!!

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Mail du 28 novembre 2007

Et oui, me revoilou déjà !!

Nous sommes près de Villa Real, dans un tout petit centre équestre, chez des gens super sympas, et je reste ici quelques jours. Hier matin, au moment de repartir du village où nous étions, Joli coeur avait un poteau à un antérieur et boitait assez fort. J’ai du faire un choix pas facile, soit rester ou j étais mais l’hospitalité n’était pas excellente et je n avais pas la certitude de trouver de quoi nourrir les loustics plusieurs jours, soit donner un anti-inflammatoire et repartir vers je ne savais pas où, et prendre le risque d’empirer la boiterie. Y a des fois ou on aimerait être deux, histoire de peser le pour et le contre des choses. La, j’étais bien obligée de me faire un petit dialogue toute seule. J’ai opte pour la 2eme solution, en sachant que j’avais devant moi 18 km de montagne sans aucun village, et, je ne le savais pas encore, une grosse tempête en haut. Joli coeur a boité de moins en moins, je suis arrivée dans ce coin un peu HS après la tempête et dans le café du premier village, on m a indiqué ce centre équestre. Si c’est pas de la veine, je ne sais pas ce que c est. En plus, la femme est veto, elle a regarde joli coeur et m a confirme que ce n est pas grave, il a du se tordre le boulet pendant l’avant dernière nuit. c est ça aussi le voyage a cheval, la peur au ventre parfois...
Les gens me prêtent leur machine a laver !!! Ouais !!!! Ils sont fanas d éthologie, parlent français et anglais, en plus des chevaux, ils ont une bonne quarantaine de chiens, des à eux, des en pension, et tout ça est en liberté ! Au début, ça inquiète un peu, après on s y fait, surtout quand on voit que chaque chien obéit au doigt et a l’oeil aux propriétaires des lieux. Rumba cohabite avec tout ça, un peu débordée par le nombre...
Il fait tjrs un temps superbe, chaud la journée, très froid le soir, mais ici, j’ai une petite maison en bois avec l’électricité, pas l’eau, c’est le grand luxe.
Je pense souvent a Gratteloup et à la veine que j ai de savoir que je vais pouvoir m’y poser avec mes animaux a mon retour. Bon, d’accord, faudra faire avec la nouvelle retraitée qu’en fout pas une, si j’ai bien compris, mais je m y ferai, je crois !
Bises a vous,

Nathalie

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Arrivée de Nathalie au Portugal

Mail du 23 novembre 2007

 

Bonjour a tous et merci pour vos nombreux messages, je vous fais un mail général car je suis chez des gens et je n ai pas beaucoup de temps. Tout d abord, ok pour encadrer mon doigt de pied pourri a Gratteloup, ca va faire des envieux. Ravie aussi que ceux qui ont failli mourir se soient ravises et que ceux qui ont du faire un stage a l’hôpital en soient sortis brillamment. Je vous compterai a mon retour et je ne veux pas qu il en manque un seul, je vous préviens, j ai le sens de l observation!!! Allons y pour les news : je suis au Portugal depuis trois jours aujourd’hui il a fait un super temps, ce soir, je suis chez des gens, je mange avec eux, les loustics sont a la longue corde dans un pré et rumba dort dans le garage. Pour ce qui est des espagnols et de l Espagne en général, je suis ravie, l hospitalité a été de très grande qualité (a part bien entendu, quand j aurais eu besoin du fauve de Marie Laurence pour suppléer rumba). Ici, c est très beau, c est la région de Chaves, j ai contourné un lac magnifique, on aurait cru la mer... Dans un mois, j ai des copains un peu fous (normal, ce sont mes copains) qui viennent passer les réveillons avec moi de Normandie ! D ici la, je me laisse couler , je fais la touriste, les journées sont courtes, alors nous ne faisons pas beaucoup de km, une petite vingtaine, parfois vingt cinq quand on est courageux. Les loustics ont un peu maigri, mais rien d alarmant, c est juste l herbe qui est un peu moins bonne. je me suis tapée une nuit sous la tente a moins dix degrés, c’était frisquet, et un peu impressionnant car j entendais la tente geler (craquements sinistres...) Au matin, les gens du village rigolaient, et se tapaient les bras sur les cotes en me lançant des "frio, la noche !!!" ou quelque chose dans le genre. Bref, ça va bien, je pense parfois au boulot, a la routine de la vie "normale" et je me dis que c est bien plus rigolo ici. Ici, les bergers gardent les vaches dans les prés, les maisons n ont que l âtre de la cheminée pour tout chauffage, les femmes lavent encore le linge au lavoir, un autre monde. Je ne sais pas quand je croiserai a nouveau un ordinateur, je vous embrasse tous très fort !

Nathalie

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Les nouvelles photos de Nathalie

22 octobre 2007

 

N EHMIG

 

N EHMIG

 

N EHMIG

 

N EHMIG

 

N EHMIG

 

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Amorebietta

Mail du 4 octobre 2007

Nous sommes en Espagne, a Amorebietta, au sud de Bilbao et tout va bien, je me suis arrêtée pour faire referrer les loustics et prendre quelques jours de repos. La cote nord est très belle, les paysages somptueux et les gens très gentils. le seul défaut, c'est qu'il y a souvent des villes a traverser et je vais donc me laisser couler plus au sud a partir de samedi. Le mois d'octobre est très doux par ici et il pleut souvent, en contrepartie, l'herbe est luxuriante, ce qui ne déplait pas aux loustics. La rumbalotte a casse une seconde fois et s'est faite faire un nouveau lifting par un mécanicien qui a eu la bonne idée de traîner dans le coin. elle est repartie pour de bons et loyaux services. Excuse l'absence d'accents, les claviers d'ordi ne sont pas les même qu'en frqncem et en matière d'ordinateur, un rien me perturbe.
A bientôt, bise et portez vous bien !

Nathalie


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Nathalie est aux portes de l'Espagne

Mail du 14 septembre 2007

 

Nous sommes à Saint Palais, à quelques foulées de l'Espagne, où on me prête une jolie pâture à deux pas du centre ville, avec l'eau courante et en prime, la gentillesse des propriétaires ! Tout va bien, les chevaux sont supers et ont à présent un métier qui permet une grande autonomie et renforce ainsi le sentiment de liberté. Pour l'instant, je ne peux signaler que quelques péripéties auxquelles la chance m'a aidée à faire face sans difficulté : rumbalotte cassée en deux (et oui), d'un côté le timon, de l'autre la caisse, et ressoudée le jour même par un gars sympa et compétent ; roue déjantée... et rejantée illico par une équipe de 4 larrons rigolards, pied écrabouillé par un des loustics, mais ça va, un ongle est tombé, pas le pied ! ; arceau de tente cassé, (déjà, qu'est ce que ça va être cet hiver) et réparé illico avec les outils qui vont bien par un autre gars sympa ! Je crois que la liste est terminée, tu vois, nos ennuis ne sont pas très importants. J'ai le plaisir de m'entendre dire tous les jours que les chevaux sont gras comme des petits cochons, dans le coup, on en rajoute à coup de seaux de maïs, pain sec, pommes, et autres victuailles qu'ils engouffrent sans hésitation. L'autre jour, on m'a passé une pâture de 3 ha, j'étais contente car ça faisait un bail que les loustics n'avaient pas été en liberté, et bien ils ont passé la nuit à raser l'herbe autour de la tente et ont dormi couchés côte à côte juste à côté de l'avancée. Dorénavant, je demanderai des pâtures de 20 m2, ça suffit amplement ! N'empêche que ça me fait rudement plaisir, cet attachement qui se renforce toujours !
Je te joins quelques photos, et je t'embrasse, ainsi que tous les copains calc ! A bientôt, sûrement, en Espagne !

Nathalie

 

 

 

 

 

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Des nouvelles de Nathalie EHMIG en préparation d'un nouveau voyage

Mail du 7 mai 2007

 

Bonjour !

J'adresse le bonjour aux calc car je ne serai pas parmi vous au prochain forum pour cause de travail le vendredi et pour cause de sous, aussi, ayant des dépenses imprévues. Je t'envoie quelques photos de ma rando-test avec la fameuse rumbalotte. Cette rando a été un délice à plus d'un titre (temps superbe, joli parcours, belles rencontres) et s'est avérée TRES utile car les roues de l'engin n'ont pas été à la hauteur, loin s'en faut. J'ai crevé jusqu'à trois fois par jour et ai procédé à de nombreuses réparations sur les chambres à air, pneux, roues : à présent, je peux envisager sérieusement de me recycler dans un magasin de vélo !

J'en ai donc conclu que j'avais un problème de roues et après moultes réflexions et prises de conseils à droite et à gauche, j'ai opté pour des roues d'attelage pleines avec bandage en caoutchouc ! ADIEU LES CREVAISONS !

Côté Joli Coeur, il a été parfait ... jusqu'à ce qu'il cesse de l'être : il a donc décidé, en forêt de Compiègne de faire un bout-vite tout seul comme un grand avec sa rumbalotte au cul. Résultat : deux roues voilées et l'air un tantinet tordu en arrivant chez Pierre Blin. Il a réitéré l'expérience dans une cours de ferme sous les yeux étonnés du fermier . Résultat : les deux dernières roues que je possédais voilées aussi et abandon de la rumbalotte dans la cour de ferme en question avec récupération le lendemain en voiture.

Voila. Mais Côté Rumba, avant nos déboires, ça s'est avéré très chouette. Je ne craignais plus de la voir souffrir, elle arrivait toute fraiche à l'étape et sa petite voiture passe un peu partout. De plus, quand Joli Coeur ne fait pas l'andouille, elle supporte très bien un petit trot.

Côté Iowa, RIEN. Je ne sais même pas si elle s'est réellement aperçue qu'une chose roule derrière elle...

Je vous raconterai mon prochain test avec mes nouvelles roues...

La préparation de ce voyage est un peu compliquée. Si lors du tour de France, tout allait de soi, là, il me faut refaire en général deux ou trois fois les mêmes choses avant de pouvoir les considérer comme réglées. Par exemple le gars qui devait acheter ma voiture a changé d'avis, je retourne à la case départ pour ça. Les chevaux devaient être pucés par les haras nationaux, ça n'a pas été possible et il a fallu trouvé d'autres personnes intéressées pour les faire venir. Tout est comme ça.

Conclusion, vivement que nous soyions partis et que je n'ai plus à penser aux tracas administratifs !

Je vous embrasse tous très fort.

Nathalie

 

 

La Rumbalotte

Rumba dans la Rumbalotte. Photo Nathalie EHMIG

 

L'équipe en action

L'équipe en ordre de marche. Photo Nathalie. EHMIG

 

Une bien belle équipe

Sourire. Photo Nathalie EHMIG

 

La Rumbalotte. Photo Nathalie EHMIG