Le compte à rebours a commencé… Dans 2 semaines, nous serons dans le train direction l’Asie, direction le Tibet.
Les voyages se suivent mais ne se ressemblent pas. Nous sommes revenus de l’Himalaya (Zanskar, Spiti, Lahaul, Kinnaur en territoire indien) il y a 3.5 mois et nous avons mis à profit tout ce temps pour améliorer une nouvelle fois notre matériel. C’était d’ailleurs la raison d’être de notre escapade dans les montagnes himalayennes avec nos deux petits chevaux de bât : tester nos solutions, tester notre matériel. Et le constat s’est vite imposé : de nombreuses modifications étaient nécessaires avant de repartir pour le Tibet dans des régions où nous serions encore un peu plus isolés avec des conditions climatiques encore un peu moins favorables. La période que nous devions initialement passer à Daramsala (lieu de résidence du gouvernement tibétain en exil en Inde du nord) à apprendre le tibétain a donc du être raccourcie pour cause de retour en France. Tant pis, nous parlerons avec les mains !
Plusieurs points devaient être améliorés : notre protection vis-à-vis de la pluie, du froid, une meilleure adéquation de notre matériel avec la taille « minus » (pas plus d’ 1.30 m) des chevaux des montagnes. L’organisation même de notre modeste caravane a été modifiée puisque d’un cheval de bât dans le projet initial, nous sommes passés une fois sur place à deux chevaux de bât (étant donné les capacités de portage de ces petits chevaux) et nous prévoyons maintenant d’acheter quatre chevaux au Tibet : 2 de bât et 2 de selles, pour ne pas retarder l’ensemble de la caravane dans les montée de cols (techniquement faciles) où nos chevaux grimpaient à tout allure, alors que nous crachions nos poumons derrière étant donné l’altitude (jusqu’à 5000 m) : les chevaux ont des capacités respiratoires bien meilleures que les nôtres et ne souffrent donc pas de l’altitude. Et puis deux chevaux de selles, c’est aussi deux chevaux qui peuvent temporairement être bâtés avec du grain ou du foin pour faire face à des régions moins « verdoyantes ».
Une belle rencontre lors de notre séjour à Daramsala nous incite à partir de l’Amdo au nord est du territoire de culture tibétaine. Ensuite, une fois les chevaux achetés, nous aimerions rejoindre les hauts plateaux pour aller à la rencontre des nomades tibétains et pourquoi pas jusqu’aux pâturages de la chaine du Transhymalaya.
Mais de très important projets de sédentarisation planifiés par le gouvernement chinois (il est prévu de sédentariser plus de 900 000 personnes d’ici 2012) nous laisseront-ils seulement encore la possibilité d’aller à la rencontre de ces éleveurs de yaks qui nous avaient déjà fascinés lorsque nous avons traversé leur pays à vélo en 2007 ?
Légende des photos :
Photo 1 : Romain au bord d’un lac en Mongolie, bonheur du photographe mais désespoir du cavalier : l’eau est salée ! Juin 2007
Photo 2 : Mélanie sur les petits chemins du Zanskar avec leurs deux petits chevaux équilibristes : Chung Chung au premier plan et Lungta derrière. Sep 2009
Photo 3 : Le long de la Tsarap Chu au Zanskar, 6 jours de solitude absolue accompagnés par le Lama Norbu rencontré au monastère de Phuktal qui rentrait dans sa famille pour assister à un mariage. Le pied ! Sep 2009
Sur le WEB :
Au son du Damaru...